CHAMPOLLION LE JEUNE. Lettres écrites d’Égypte et de Nubie, en 1828 et 1829. Collection complète, accompagnée de trois mémoires inédits et de planches.

Vendu

Édition originale de l'un des rares ouvrages de Champollion sur l'Égypte.
Édition originale rare.

Rupture de stock

UGS : LCS-17509 Catégories : ,

Paris, Firmin Didot, 1833.

In-8 de xv pp., (1) p. bl., 472 pp., 6 planches dont 2 dépliantes. Demi-veau aubergine, dos lisse orné de filets dorés, tranches jaspées. Reliure de l’époque.

208 x 126 mm.

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Édition originale rare.
Avery Architectural Library
, 185 ; Graesse, Trésor des livres rares, II, 116 ; Brunet, I, 1780

Après la publication de son « Précis du système hiéroglyphique », de jeunes élèves, admirateurs passionnés de ses travaux et brûlant de marcher sur ses traces, se formaient autour de lui.
En Italie une généreuse émulation animait de même des hommes d’élite. Cette fraternité de nobles vœux fit concevoir à Champollion et accueillir par les gouvernements français et toscan la pensée d’un voyage scientifique en Égypte pour explorer de nouveau la région souvent mal vue ou mal comprise par les savants de la première expédition.

Champollion partit de Paris le 16 juillet 1828, arriva à Lyon le 18, à Toulon le 24, et prit la mer sur l’Églé le 31 du même mois, après avoir échappé de quelques heures seulement à une lettre de M. Drovetti qui l’engageait à remettre son voyage, et à une dépêche télégraphique de Paris qui suspendait son départ.
Il fréta à Alexandrie deux maasch ou grandes barques du Nil, qu’il appela l’Isis et l’Athôr, du nom de deux déesses égyptiennes. II prit aussi dans ce port les hommes du pays nécessaires à l’expédition, les reis et matelots, l’interprète, les gens de service, et deux janissaires chargés par le Vice-roi d’Égypte de protéger en son nom les voyageurs et leurs travaux.

« On trouvera dans ce volume, comme introduction naturelle aux ‘Lettres écrites d’Égypte’, le ‘Mémoire’ remis au roi par M. le duc de Blacas. Ce mémoire pourra être utile à d’autres voyageurs, et donner à leurs recherches une direction fructueuse. Il est suivi de 1′ ‘Extrait’ des lettres écrites depuis le départ de Paris jusqu’au débarquement à Alexandrie: cet extrait a paru nécessaire pour l’histoire complète du voyage.
Les dix-neuf premières ‘Lettres’ écrites d’Égypte ont été imprimées en tout ou par fragments dans divers recueils littéraires, et dans le ‘Moniteur’ ; quelques exemplaires d’épreuves tirées à part ont été conservés par des mains bienveillantes : on reproduit ici ces mêmes lettres avec quelques corrections dans les noms propres
; la vingtième lettre et les suivantes n’avaient pas encore été publiées. Les sept planches qui ornent ce volume ne peuvent qu’ajouter encore â l’intérêt de l’ouvrage. »

Ce volume réunit les 31 lettres écrites par Champollion à son frère lors de son voyage en Égypte, les 12 dernières paraissant ici pour la première fois.
On sait que ce voyage, qui lui permit de vérifier que son système hiéroglyphique fonctionnait, lui fut pourtant fatal. Ayant contracté une tuberculose et une bilharziose, il rentra en France pour se faire soigner mais mourut en 1832, à l’âge de 41 ans.
Ces lettres sont publiées quelques mois après la mort de l’auteur par son frère aîné, Jacques-Joseph Champollion-Figeac. Elles traduisent son émotion face aux merveilles rencontrées alors qu’il est à la tête d’une équipe de savants et de dessinateurs dressant les plans des monuments d’Alexandrie à Assouan.

Dans une lettre écrite de Thèbes le 18 mai 1829 Champollion écrivait ainsi à son frère :
« J’apprends par ta dernière qu’on veut bien faire quelqu’attention à mes lettres, et croire que j’aurais bien fait de les adresser successivement à diverses personnes connues. Je trouve fort inutile d’emprunter des noms tout à fait étrangers aux matières archéologiques dont je m’occupe ; d’ailleurs mes lettres contiennent des résultats entassés ; ce sont des notes pures et simples, des espèces d’annonces, et non des lettres à effet telles qu’il le faudrait pour ces personnes ; elles sont pour les savants et non pour les grands seigneurs. Je pense que tu seras de mon avis, et si tu avais eu la précaution d’y mettre ton nom, puisqu’elles te sont adressées, personne n’eût prétendu y glisser le sien. C’est presque un tort que je réserve. »

Bel exemplaire particulièrement grand de marges (hauteur : 208 mm), conservé dans sa reliure de l’époque.

Seuls 3 exemplaires de cette rare originale en reliure de l’époque sont répertoriés sur le marché public depuis 1965.

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Auteur

CHAMPOLLION LE JEUNE.