Paris, chez l’auteur, Imprimerie de Didot Jeune, 1805-1816.
8 volumes grand in-folio de : I/ (2) ff., ii pp., 60 planches à pleine page numérotées en double état en noir et en couleurs, 63 ff. de texte (53*, 54* et 60*), (1) f. de table ; II/ (2) ff., planches 61 à 120, (1) f. de texte explicatif par planche sauf pour les planches 75-76 et 77-78 qui ont leurs explications imprimées sur les mêmes feuillets, (2) ff. ; III/ (2) ff., planches 121 à 180, autant de ff. de texte explicatif, (2) ff. ; IV/ (2) ff., planches 181 à 240, autant de ff. de texte explicatif, (1) f. de table ; V/ (2) ff., planches 241 à 300, 1 f. de texte explicatif par planche sauf les pl. 261-262, 277-278 et 279-280 qui ont leurs explications sur le même feuillet, (1) f. de table ; VI/ (2) ff., planches 301 à 360, autant de ff. de texte explicatif sauf (2) ff. de texte explicatif pour la pl. 302, et 1 seul f. pour les planches 307-308, 326-327 et 328-329, (2) ff. ; VII/ (2) ff. (roussis), planches 361 à 420, autant de ff. de texte explicatif sauf les pl. 370-371-372 qui ont le même f. de texte, les pl. 382-383 et 401-402 également, (2) ff. ; VIII/ (2) ff., planches 421 à 486, 2 planches portent le n°428, autant de ff. de texte explicatif sauf pour les pl. 443-444, 448-449 et 455-456 qui ont le même feuillet explicatif, (1) f., 14 pp. de table. Soit un total de 486 planches.
Demi-maroquin rouge à coins, dos lisses ornés de filets dorés, non rogné. Reliure de l’époque.
540 x 355 mm.
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Les Liliacées représentent l’apogée de l’art de Redouté. Il s’agit de son plus grand ouvrage ; il y décrit, parfois pour la première fois, les spécimens de la famille des liliacées ; et il contient la plus vaste réalisation de Redouté en gravure au pointillé, une technique dont il fut le précurseur en France.
Redouté publia Les Liliacées sous son propre nom mais il doit beaucoup au patronage de l’impératrice Joséphine Bonaparte. Leur association commença en 1798 et Redouté peignit des aquarelles pour sa chambre à la Malmaison et contribua au relevé des plantes dans ces vastes jardins publié dans Jardin de la Malmaison de Ventenat et dans la Description des Plantes Rares cultivées à Malmaison et à Navarre de Bonpland.
C’est sous l’influence de Joséphine que Chaptal, le ministre de l’intérieur, souscrivit à 80 exemplaires des Liliacées ; c’est sans doute uniquement pour ces 80 exemplaires, envoyés à des bibliothèques dans la France entière, que la dédicace à Chaptal fut imprimée.
Redouté rendit hommage à Joséphine dans Les Liliacées en renommant une amaryllis Amaryllis Josephinae, d’ailleurs représentée sur la seule planche dépliante de l’œuvre (370/371). Il explique qu’un bulbe avait été rapporté d’Afrique du sud, où il n’avait pas fleuri en 20 ans. Quand il eut finalement éclos, Joséphine acheta l’amaryllis et il avait déjà fleuri deux fois depuis qu’elle s’en occupait.
La maitrise de Redouté de la gravure au pointillé en couleur contribua grandement au rendu artistique et précis des fleurs. Il avait appris la technique auprès de Francesco Bartolozzi alors qu’il visitait l’Angleterre avec L’Héritier de Brutelle et l’avait rapporté en France.
Cette technique, qui n’avait encore jamais été employée en Angleterre sur des fleurs, permettait une finesse du trait et de la couleur qui ne pouvait pas être atteinte avec une gravure classique et un coloris à la main.
Les planches des Liliacées furent ensuite rehaussées de couleurs appliquées à la main.
Le titre de Liliacées est modeste dans la mesure où l’ouvrage englobe des variétés de fleurs très diverses avec des iris, des orchidées, des amaryllis, des agaves, etc.
« The highest peak of Redouté’s artistic and botanical achievement … Among the most important monuments of botanical illustration ever to be published » (Stafleu, in Redoutéana).
Un journaliste et ami, Jules Janin, a fait l’éloge du peintre de fleurs en écrivant après la mort de Redouté : « Cette étincelante et élégante famille des Liliacées, d’une généalogie si difficile, ces races diverses qui se mêlent et qui se confondent si bien qu’il a fallu être un homme de génie pour les décrire… » (Léger, Redouté et son Temps, 1945, p. 111).
Le texte fut rédigé par Augustin-Pyramus de Candolle (volumes 1 à 4), François Delaroche (vols. 5 et 6) et Alire Raffeneau-Delile (vols. 7-8).
L’illustration somptueuse se compose de 486 planches gravées au pointillé, imprimées en couleur et terminées à la main par Bessin, Chapuy et d’autres artistes d’après Redouté.
Précieux exemplaire uniformément relié à l’époque.
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