LA CHAPELLE, Jean-Baptiste de. Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre, ou du bateau de l’homme. Approuvé par l’Académie Royale des Sciences…Volume in-8 enrichi de Figures en taille-douce.

Prix : 3.800,00 

Première et unique édition de la première description du scaphandre.

Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée.

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Paris, chez Debure père & chez l’Auteur, 1775.

In-8 de xlviii pp., 328 pp., (3) ff., (1) f.bl., 4 gravures sur 2 planches hors texte dépliantes. Veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées. Reliure de l’époque.

182 x 98 mm.

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Première et unique édition de la première description du scaphandre, l’invention nouvelle de Jean-Baptiste de La Chapelle.

Le mot « scaphandre », du grec skaphe (barque) et andros (homme), fut utilisé pour la première fois en 1775 par l’Abbé de la Chapelle dans son ouvrage Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre ou du bateau de l’homme. L’invention de l’Abbé de la Chapelle consistait en un costume réalisé en liège et permettant à des soldats de flotter et de traverser les cours d’eau.

« L’Abbé Jean-Baptiste de La Chapelle est un mathématicien français, né vers 1710, mort à Paris, en 1792. Censeur royal, membre de quelques Académies de province et de la Société royale de Londres, il passa sa vie dans la retraite, partageant son temps entre l’étude et la société de quelques amis. Il s’occupa surtout de mathématiques, et fit quelques découvertes utiles, parmi lesquelles on compte ce qu’il appela le scaphandre, appareil en liège au moyen duquel l’homme peut marcher à la surface des eaux tranquilles. L’auteur en fit plusieurs fois l’essai lui-même sur la Seine. » (Nouvelle biographie générale, XXVIII, 509-510).

« Cette espèce de cuirasse permet de faire à la nage toutes sortes de manœuvres comme de manger, boire, lire, écrire, combattre, charger le fusil ou le pistolet, tirer, chasser, pêcher, se sauver des naufrages, sans jamais pouvoir couler au fond, calfater un vaisseau en pleine mer, ou l’y radouber, faire passer à un corps de troupes, sans ponts, sans bateaux, sans radeaux & surtout sans bruit, les plus grands fleuves et les plus rapides, lui faciliter une descente par mer, sur une côte ou sur une terre.

L’auteur décrit par le menu les périls de la mer ainsi que la combinaison avec laquelle il gagna une importante notoriété en traversant à de nombreuses reprises la Seine. Composée de toile et de cuir, son invention ne permet pas encore d’évoluer sous la surface de l’eau, mais propose un système de flottaison destiné aux troupes de marine et au sauvetage lors des naufrages.

L’illustration est composée de 4 belles gravures sur cuivre imprimées sur 2 planches dépliantes dessinées et gravées par J. Robert. Elles donnent à voir les différents éléments de cette étrange habit qui demeure largement considéré comme le véritable précurseur des gilets de sauvetage modernes.

Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée.

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Informations complémentaires

Auteur

LA CHAPELLE, Jean-Baptiste de.

Éditeur

Paris, chez Debure père & chez l’Auteur, 1775.