DESMOULINS, Camille. Le Vieux Cordelier, Journal rédigé par Camille Desmoulins ; Député à la Convention et Doyen des Jacobins.

Édition originale complète du Vieux Cordelier, « l’œuvre la plus éloquente qu’ait produite la Révolution ». (Eugène Marron).

Exemplaire superbe, conservé broché, tel que paru.

Rupture de stock

UGS : LCS-18142 Catégorie :

Paris, P. Desenne, 1793-1794.

[Suivi de :] Copie de la lettre écrite par Camille Desmoulins, à sa femme, datée de la Prison du Luxembourg.

In-8 de 7 livraisons, 94 pp. numérotées 172 ; cousu tel que paru, non rogné. Chemise-étui en demi-maroquin rouge.

214 x 135 mm.

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Édition originale complète du « Vieux Cordelier » à l’état broché tel que paru, de l’un des plus célèbres journaux révolutionnaires, œuvre la plus remarquable de Camille Desmoulins.

Hatin, 147 ; Tourneux ii, 10916 ; Martin et Walter, Journaux, 1402.

« Le Vieux Cordelier, qui perdit Camille Desmoulins et le fit monter à la guillotine, dit M. Eugène Maron, est peut-être l’œuvre la plus éloquente qu’ait produite la Révolution, et, à coup sûr, avant et depuis le journalisme n’a rien donné qui puisse lui être comparé ».

“Ce journal qui avait pour devise Vivre libre ou mourir n’eut que 7 numéros et un supplément intitulé Copie de la lettre écrite par Camille Desmoulins à sa femme, datée de la prison du Luxembourg. Il fut publié du 5 frimaire (25 novembre 1793) au 5 pluviôse an II (24 janvier 1794), deux fois par décade. Ce journal est considéré comme une des productions les plus puissantes et les plus éloquentes de la Révolution. Les opinions de Camille Desmoulins, en particulier son souhait répété de mettre fin à la Terreur, lui valurent de monter à l’échafaud”.

Dans le troisième numéro, qualifié de chef-d’œuvre, Camille veut saper le Terrorisme. Monsieur Cuvillier-Fleury le regarde « comme un chef-d’œuvre de courage, de pensée et de style. » “ Jamais, dit-il, Camille ne s’est élevé à cette hauteur de conception. Ce numéro est si connu dans la partie qui a défrayé depuis trente ans toutes les histoires de la Révolution française, dit M. Cuvillier-Fleury, que je m’abstiendrai d’y puiser aucune citation. Je reconnais, d’ailleurs, que Camille Desmoulins a reproduit avec une originalité supérieure et plus en homme politique, cette fois, qu’en lettré, ce qu’il a traduit ou imité de Tacite et des historiens latins dans ce numéro de son journal. Quant au succès de l’œuvre, je ne le conteste pas davantage : il fut immense ; il l’est encore. »

« Malgré ses cruautés, que le repentir suivait toujours de près, et qui n’étaient chez lui que l’emportement d’une nature toute féminine, incapable de se maîtriser elle-même et de résister à un premier mouvement, Camille, dit M. Lanfrey dans son remarquable « Essais sur la Révolution », Camille a dans sa vie deux dates qui honoreraient les vies les plus glorieuses, et qui plaideront éternellement pour lui : la première, c’est cet instant déjà si lointain de la pure et brillante aurore de 89, où, enthousiaste inconnu, il haranguait le peuple au Palais-Royal, désignait à ses efforts la Bastille, encore menaçante, et donnait pour couleurs à la Révolution naissante “ le veret, couleur de l’espérance ! ” – la seconde, c’est celle du Vieux Cordelier ”.

Superbe exemplaire, broché, à l’état neuf, conservé tel que publié.

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Informations complémentaires

Auteur

DESMOULINS, Camille.