Arrest de la cour de Parlement contre Jean Chastel / Judgment delivered by the Parliament against Jean Châtel

Vendu

Arrêt prononcé par le parlement témoignant d'un évènement majeur dans l'histoire de France
Rare exemplaire de l’arrêt du Parlement prononcé à l’encontre de Jean Châtel suite à sa tentative d’assassinat du roi Henri IV, annonçant à la fois son exécution et l’expulsion des Jésuites hors de France.

Rupture de stock

UGS : LCS-3543 Catégorie :

Paris, Frederic Morel, 1595.

Plaquette in-8 de 8 pp. Conservé dans une brochure postérieure de papier marbré.

169 x 100 mm.

Lire plus

Edition originale de l’arrêt rendu par le Parlement de Paris à l’encontre de Jean Châtel après sa tentative d’assassinat du roi Henri IV. Bulletin de la Librairie Morgand et Fatout 10767 ; Rosenthal 4254 ; Catalogue Peignot 2521 ;

Le 27 décembre 1594 le roi Henri IV retournait victorieux de Picardie à Paris, et entrait dans la chambre de Gabrielle d’Estrées, sa maîtresse, rue Saint-Honoré. Plusieurs seigneurs s’y rendirent pour le saluer. Dans le moment où Henri IV se baissait pour relever un seigneur agenouillé devant lui, un jeune homme, qui s’était glissé dans la foule jusqu’auprès du roi, tenta de le poignarder ; mais le coup ne put l’atteindre qu’à la mâchoire supérieure, lui fendit la lèvre et lui rompit une dent. Ce jeune homme, nommé Jean Châtel, fils d’un bourgeois de Paris, avoua aussitôt son crime. Le roi voulait lui pardonner ; mais, instruit que l’assassin était élève des Jésuites, auxquels il venait de rendre un grand service en suspendant l’arrêt du parlement qui tendait à les chasser du royaume, il changea d’avis. Aussitôt Jean Châtel fut conduit au Fort-l’Evêque : sa famille ainsi que tous les jésuites de Paris furent pareillement arrêtés. Jean Châtel interrogé ne chargea point les jésuites, déclara qu’il avait agi de son propre mouvement ; qu’il n’avait été poussé à cet assassinat que par son zèle pour la religion, persuadé qu’il était permis de tuer les rois non approuvés par le pape. Jean Châtel fut condamné à mort le 29 décembre 1594 et écartelé place de Grève. Le même jour, le Parlement accuse les jésuites d’avoir commandité l’assassinat, et par le même arrest que Châtel fut condamné à être tiré à quatre chevaux, les jésuites furent expulsés hors de France.

La Parlement déclara l’assassin atteint et convaincu du crime de lèse-majesté divine et humaine au premier chef, par le détestable parricide attenté sur la personne du roi. Pour réparation de son crime, l’arrêt le condamna à « faire amende honorable devant la principale porte de l’Eglise de Paris, nud en chemise, tenant une torche de cire ardente du poix de deux livres, & illec à genoux dire & declarer que malheureusement & proditoirement il a attenté le dit tres inhumain & tres abominable parricide : & blessé le Roy d’un cousteau en la face : &… estre mené & conduit en un tombereau en la place de Grève tenaillé aux bras & cuisses, & sa main dextre, tenant en icelle le cousteau duquel il s’est efforcé commettre ledit parricide, couppée. Et après, son corps tiré & démembré avec quatre chevaux, & ses membres & corps jettes au feu & consumes en cendres, & les cendres jettées au vent… »

Cette pièce historique présente l’arrêt du Parlement prononcé à Jean Châtel juste avant son exécution, le jeudi 29 décembre 1594.

Rare plaquette témoignant d’un événement majeur dans l’histoire de France et dans l’histoire des religions au XVIe siècle.

Voir moins d'informations