LA CONDAMINE, Charles-Marie de  Relation abrégée d’un voyage fait dans l’intérieur de l’Amérique méridionale. Depuis la Côte de la Mer du Sud, jusqu’aux Côtes du Brésil & de la Guiane, en descendant la rivière des Amazones.

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Edition originale de cette remarquable relation par La Condamine de la première descente scientifique de l’Amazone.
Précieux exemplaire relié à l’époque aux armes du Marquis de Langeron et de Maulévrier, Comte de Chabrières.

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UGS : LCS-18432 Catégories : ,

Paris, chez la Veuve Pissot, 1745.

In-8 de (2) ff., xvi pp., 216 pp., (2) ff. de privilège, 1 carte dépl., qq. ff. brunis. Veau marbré, dos lisse orné, triple filet doré encadrant les plats avec armes dorées en leur centre, filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée. Reliure de l’époque.

190 x 120 mm.

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Edition originale de cette « très intéressante relation » (Chadenat), de la première descente scientifique de l’Amazone.

Brunet, III, 729 ; Chadenat, I, 2665 ; Leclerc, Bibliotheca Americana, 1768 ; Pritzel 1848; Double, Cabinet d’un curieux, 30 ; Sabin 38484 ; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 483 ; Palau 129370 ; Borba de Moraes, I, 446.

« Relation très estimée. » Chadenat.

« On trouve dans cette relation des renseignements précieux sur plusieurs parties d’une contrée immense qui ne nous était connue que par les écrits des missionnaires. A ces renseignements, La Condamine a ajouté des observations très judicieuses sur les indigènes. » Leclerc.

« Charles-Marie de La Condamine (1701-1774) est un voyageur et mathématicien français […] Il entreprit différents voyages, et après avoir parcouru sur la Méditerranée les côtes de l’Afrique et de l’Asie, il trouva à son retour l’Académie occupée d’un projet d’expédition pour déterminer la longueur du méridien à l’équateur. Il se proposa pour en faire partie, et fut accepte…  Il partit donc, en 1736, avec Godin et Bouguer pour le Pérou. Non seulement il observa le renflement de la Terre à l’équateur relativement aux pôles, mais il remarqua que les montagnes attirent à elles les corps graves, et les font dévier de la verticale [principe de l’attraction générale des masses] […]. La Condamine faillit y périr, par suite de l’imprudence d’un de ses compagnons nommé Seniergues. Le libertinage et le ton hautain de ce jeune homme ayant irrité les citoyens de la Nouvelle-Cuença, ils se soulevèrent contre les voyageurs ; mais le seul coupable en fut la victime. La Condamine descendit la rivière des Amazones, et fit sur ce fleuve un trajet de plus de cinq cents lieues, échappant vingt fois à la mort. […] La Condamine fut un des premiers membres de l’Académie des Sciences admis à l’Académie Française, où il fut reçu par Buffon, en 1760. » (M. le Dr. Hoeffer, Nouvelle biographie générale, XXVII, 544).

Cette relation fournit les premiers renseignements botaniques précis sur le quinquina.  Ce voyage permit également la découverte du caoutchouc et du curare, poison utilisé par les Amérindiens pour leurs flèches. La Condamine reviendra à Paris en février 1745 en rapportant plus de deux cents objets d’histoire naturelle qu’il offrira à Buffon.

Une fois l’expédition scientifique achevée, La Condamine décida de traverser le Brésil en descendant le fleuve Amazone avant de regagner l’Europe. Le présent ouvrage comporte en fait le récit de la première exploration scientifique de cette rivière.

L’auteur présente en ces termes cet ouvrage : « Voici la Relation abrégée de mon voyage de la Rivière des Amazones, que j´ai descendue depuis le lieu où elle commence à être navigable jusqu´à son embouchure, et que j´ai parcourue dans une étendue de plus de mille lieues […]».

L’objectif de cette expédition vers l’Equateur, menée par La Condamine, Godin et Bouguer était de relever un degré de latitude dans les régions équatoriales du Pérou afin de déterminer la taille et la forme exacte de la terre.

Cette mesure historique, qui a pris près d’une décennie, démontra la théorie de Newton que la terre n’est pas sphérique mais écrasée au niveau des pôles. Sur le chemin du retour, les chefs de l’expédition choisirent de suivre des routes séparées pour étoffer encore plus leurs rapports. La Condamine choisit la voie dangereuse de traverser le Brésil par l’Amazone.

La petite expédition atteignit le 6 septembre 1743 le fort brésilien de Para. De là, La Condamine rejoignit Cayenne avant de s’embarquer pour la France. Il fit quelques observations astronomiques à Cayenne et regagna la France en 1744. Outre ses travaux sur l’expédition, La Condamine publia une relation de son voyage sur l’Amazone, des écrits divers et un mémoire faisant connaître pour la première fois les propriétés du caoutchouc (1751).

Il en rapporta le caoutchouc et la première description de l’arbre «  »quinquina » ».

Le récit de La Condamine était « of great importance, because for the first time the long course of the Amazon was traversed by a man of science capable of making astronomic observations, and determining longitudes. » (Borba de Moraes).

L’ouvrage est illustré d’une carte dépliante intitulée « Carte du cours du Maragnon ou de la grande rivière des Amazones » dessinée par l’auteur et gravée par G.N. Delahaye.

Cette carte est la première à respecter les latitudes et la première à retracer le cours de l’Araguay.

Très bel exemplaire relié à l’époque aux armes de Charles-Claude Andrault, Marquis de Langeron et de Maulévrier, Comte de Chabrières (1720-1791).

Il fut successivement brigadier en 1748, gouverneur de Briançon en 1754, gouverneur de Brest en 1755, commandant en second de la province de Bretagne, maréchal de camp en 1758 et lieutenant général en 1762. Il fut également chevalier de l’ordre de Saint-Esprit de 1784 à sa mort. (O.H.R. pl. n°1508, fer n°1).

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Auteur

LA CONDAMINE, Charles-Marie de