TRAITE DE PAIX ENTRE LE ROY (LOUIS XV), L’EMPEREUR ET L’EMPIRE. CONCLU A VIENNE, LE 18 NOVEMBRE 1738.

Prix : 5.500,00 

Exemplaire sur grand papier de Hollande du célèbre « Traité de Vienne de 1738 » offert par le roi Louis XV à Louis-François-Armand de La Rochefoucauld (1695-1783).
Edition originale fort rare.

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UGS : LCS-A45 Catégorie :

A Paris, de l’Imprimerie Royale, 1739.

In-4 de (1) f., 150 pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, grandes armoiries du roi Louis XV au centre, dos à nerfs orné du chiffre royal couronné, de fleurs de lys et de soleils rayonnants, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure royale en maroquin de l’époque.

252 x 190 mm.

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Edition originale fort rare.

Exemplaire du roi Louis XV, imprimé sur grand papier de Hollande, du célèbre Traité de Vienne de 1738.

Le traité de Vienne de 1738 signé le 18 novembre 1738 entre l’Autriche et la France met fin entre ces deux pays à la Guerre de Succession de Pologne. Il comporte plusieurs dispositions dynastiques, qui modifient la carte politique de l’Europe et assurent un nouvel équilibre entre les deux puissances.

Des préliminaires de paix sont signés à Vienne dès novembre 1735, trois ans avant le traité final, entre la France de Louis XV et l’empereur Charles VI, chef de la maison de Habsbourg, archiduc d’Autriche, roi de Hongrie et de Bohême.

Ces articles préliminaires sont suivis d’une convention d’application, signée à Vienne le 28 août 1736, relative aux modalités de la cession de la Lorraine, acceptée par une déclaration de François III de Lorraine du 13 décembre 1736.

En contrepartie, Louis XV reconnaît la Pragmatique Sanction, par laquelle, en 1713, Charles VI avait établi qu’en l’absence d’un fils, le patrimoine des Habsbourg reviendrait à sa fille aînée. En 1736, celle‑ci, l’archiduchesse Marie-Thérèse, épouse François III.

  • L’Électeur de Saxe, devenu en 1733 roi de Pologne sous le nom d’Auguste III, est maintenu sur le trône de Pologne, son rival Stanislas Leszczyński, aussi élu en 1733, abandonnant toutes ses prétentions, tout en conservant le titre de roi de Pologne.
  • En dédommagement, Stanislas reçoit les duchés de Lorraine et Bar à titre viager ; à sa mort, ils seront réunis au royaume de France (ce qui surviendra en 1766).
  • François III abandonne ses droits sur les duchés de Lorraine et de Bar et se voit offrir en échange le grand-duché de Toscane. En tant qu’époux de Marie-Thérèse, il pourra accéder au trône impérial (accès cependant conditionné par une élection). François conserve quelques territoires mineurs en Rhénanie : les comtés de Falkenstein (près du Mont Tonnerre), de Sarrewerden, de Zutphen. Parmi ses titres lorrains désormais honorifiques, il conserve celui de marquis de Nomeny qui lui donne un rang princier et le droit de siéger aux Diètes d’Empire.
  • Don Carlos, fils de Philippe V d’Espagne et d’Élisabeth Farnèse, renonce à la Toscane et reçoit en échange les royaumes de Naples et de Sicile que lui cède l’Empereur : don Carlos devient ainsi roi des Deux-Siciles et inaugure la dynastie des Bourbons de Naples.
  • Le roi de Sardaigne obtient Novare et une partie du Duché de Milan.
  • Enfin, Elisabeth de Bourbon, fille aînée de Louis XV, épouse Philippe Ier, duc de Parme, frère de don Carlos : c’est le rétablissement de l’alliance dynastique entre la France et l’Espagne.

La convention de 1736 est appliquée dès que possible, avant même le traité final, puisque Stanislas Leszczynski prend possession des duchés de Bar et de Lorraine dès mars 1737.

François III devient grand-duc de Toscane à la mort de Jean-Gaston de Médicis en juillet 1737.

En ce qui concerne la succession au trône impérial, il faudra un nouveau conflit, la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), pour que François III puisse être élu empereur en 1745 sous le nom de François 1er.

Précieux et bel exemplaire offert par le roi Louis XV.

Louis-François-Armand de la Rochefoucauld de Roye, duc d’Estissac, puis de la Rochefoucauld, premier baron de Champagne, appelé d’abord le comte de Marthon, puis le comte de Roucy, fils de Charles, comte de Blanzac, gouverneur de Bapaume et lieutenant général des armées, et de Marie‑Henriette d’Aloigny de Rochefort, veuve du marquis de Brichanteau de Nangis. Il naquit le 22 septembre 1695 ; gouverneur de Bapaume, à la mort de son père, en septembre 1732, brigadier d’infanterie le 20 février 1734, il fut créé duc sous le nom de duc d’Estissac par brevet du 24 octobre 1737 et chevalier du Saint-Esprit le 2 février 1749 ; il reçut la charge de grand maître de la garde-robe en décembre 1757, devint chef de sa maison par la mort du dernier duc de la Rochefoucauld, son beau‑père, en 1762, et mourut à Paris le 28 mai 1783. Il avait épousé le 18 novembre 1737, à Paris, Marie de la Rochefoucauld, dite Mademoiselle de la Roche-Guyon, sa cousine.

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