Paris, Imprimerie Royale, 1834-35.
2 tomes en 1 volume in-4 de (4) ff., 15 pp. Introduction, [pp. 16-19]: Observations, Table, pp. 21-55: texte arabe en regard du texte français, pp. 57-61: préface, pp. 62-368 Première partie, (4) ff., pp. 369 à 630, Traité tome deuxième, 37 planches numérotées 1 à 38 (la planche n° 25 n’existe dans aucun exemplaire). Complet.
Demi-chagrin rouge, dos à nerfs richement orné. Reliure de l’époque.
264 x 210 mm.
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Edition princeps de l’ouvrage le plus complet qui nous soit parvenu sur les instruments astronomiques anciens des Arabes, composé au treizième siècle par Aboul Hhassan Ali, du Maroc.
Il s’agit de la première publication, toutes langues confondues, de l’ouvrage le plus complet sur les instruments astronomiques islamiques ayant survécu à la période médiévale.
Traduit en français par l’astronome et orientaliste autoproclamé Jean Jacques Sédillot (1777-1832), l’ouvrage a été publié à titre posthume par son fils, Louis-Pierre-Eugène Amélie Sédillot.
Sédillot fut le précurseur de ce qui allait devenir l’étude moderne de l’histoire des sciences : un domaine dont les textes arabes médiévaux constituent le cœur.
« C’est, suivant Hadj-Khalfah, l’ouvrage le plus complet qu’aient les Arabes sur les instruments astronomiques. On y trouve toute la gnomonique que l’on croyait perdue, et des tables précieuses, dont l’une a été dressée pour l’époque astronomique du commencement de l’hégire (le jeudi 15 juillet 622 de J.-C., à midi). »
« This contains nothing specially about Morocco, but it shows the advenced state of Astronomical Science in that country in the 13th century, when the work was written ». (A Bibliography of Morocco, n°575)
L’auteur original de ce texte arabe particulier, Abu Ali al-Hassan al-Marrakushi, était un universitaire marocain de la fin du XIIIème siècle très respecté qui a fait progresser l’astronomie et les mathématiques, en particulier la trigonométrie. Il a écrit sur chacun de ces sujets dans l’ouvrage traduit ici, sous son titre original « Jami’ al-mabadi’ wa’l-ghayat fi ‘ilm al-miqat » (« Recueil des principes et objectifs de la science de la mesure du temps »). C’est la section la plus célèbre de cet ouvrage – celle sur l’utilisation et la création des instruments astronomiques – qui est conservée dans la traduction de Sédillot.
Les 37 planches lithographiées incluses à la fin du texte, qui s’inscrivent dans des siècles de tradition manuscrite, constituent une inclusion particulièrement importante.
Un exemplaire de travail est actuellement proposé sur le marché ainsi décrit : « légère usure extérieure, dos refait. En très bon état. » La qualification « très bon état » ne convient pas à un exemplaire dont le dos est refait.
Notre exemplaire est somptueux, à l’état neuf, en superbe reliure de l’époque.
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