STAËL Considérations sur les principaux évènemens de la Révolution françoise.

Prix : 3.900,00 

Edition originale de cet Essai de Mme de Staël qui fit beaucoup de bruit et qui fut à l'origine du premier grand débat intellectuel sur la Révolution.
Exemplaire conservé dans ses reliures de l’époque.

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UGS : LCS-18522 Catégories : ,

Paris, Delaunay, Bossange et Masson, 1818.

3 volumes in-8 de : I/ x pp., 440 pp. ; II/ (2) ff., 424 pp. ; III/ (2) ff., 395 pp., (1) f. d’errata, (4) ff. d’annonces. Demi-basane verte, dos lisses ornés du titre doré et de filets dorés figurant les nerfs. Reliure de l’époque.

201 x 126 mm.

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Édition originale de cet ouvrage célèbre de Madame de Staël doté d’une grande liberté de penser, qui fit beaucoup de bruit.

Vicaire, VII, 654 ; Bulletin Morgand et Fatout, n°5898 ; Clouzot, 255 ; Lonchamp, 117-1  ; Martin & Walter, 31988 ; Tourneux, I, 114 ; En Français dans le texte, 222.

L’ouvrage fut publié par le fils et le gendre de Madame de Staël, le baron de Staël et le duc de Broglie, d’après le manuscrit original achevé par Mme de Staël dans les premiers jours de 1816.

Un essai qui fit date : à l’origine du premier grand débat intellectuel sur la Révolution française.

Germaine de Staël (1766-1817) composa la presque totalité de son œuvre littéraire sur les routes d’exils répétés que lui valut son libéralisme politique et social, en particulier concernant la condition féminine. Napoléon, qu’elle admira d’abord et crut pouvoir conseiller, lui ferma à nouveau les frontières de France, en réponse aux prises de positions politiques et «féministes» de ses œuvres. Femme d’engagement, Madame de Staël, par ses écrits et les salons qu’elle tint successivement à Paris et à Coppet, sur les bords du lac de Genève, exerça une influence intellectuelle considérable non seulement sur la littérature mais aussi sur la société de son temps.

Initialement, Madame de Staël entendait faire l’éloge politique de son père, le banquier Jacques Necker (1732-1804) qui avait été ministre des Finances de Louis XVI ; mais, débordant son sujet originel, elle étudia la Révolution dans son ensemble, ses causes et ses conséquences – le régime napoléonien – et promut, par comparaison, le système anglais, qu’elle regardait comme le modèle de toute démocratie. Elle clôt ainsi l’ensemble de son œuvre par l’apologie du pays qu’elle admira entre tous.

Le public accueillit avec enthousiasme ces Considérations, dont la diffusion excéda 50 000 exemplaires, à l’origine d’un débat très vif et de nombreuses critiques.

Madame de Staël est à la mode… L’’impétueuse et turbulente Germaine en eut été, sans doute, ravie. Depuis quelques années, de nombreuses études et des rééditions, attestent ce retour de flamme. Il faut dire que, chez nos voisins de Romandie, comme, dans tous les pays, chez les spécialistes de littérature, et notamment de littérature comparée, les éludes sur Germaine de Staël née Necker, sur son entourage et sur les idées et la pensée de celle-là et de celui-ci ne se sont jamais beaucoup ralenties.

Car cet écrit de Madame de Staël est une véritable « somme » — partiale, bien sûr… — de l’histoire de toute la période allant du premier ministère de Necker à l’année qui précède la mort de Germaine en 1817. C’est l’histoire de la Révolution vue au travers des idées, des pensées et de l’action. Non seulement cet écrit présente aussi la somme des espoirs et des ambitions de Madame de Staël, fille de Necker, mais aussi maîtresse de Narbonne, puis après le paroxysme révolutionnaire, celle – en titre – de Benjamin Constant, et celle plus occasionnelle, de Talleyrand : elle ne se résigna que sur le tard, lorsque Bonaparte dédaigna ses avis et que Napoléon la disgracia et la confina sur les bords du Léman, à devoir n’être plus qu’une dispensatrice lointaine de considérations élevées et à se transformer en Cassandre à l’égard de la politique du « tyran » qui incarnait la France.

Au total, il faut lire cet ouvrage et le relire. Pour l’historien, il dépasse naturellement en intérêt tous les autres écrits de Madame de Staël.

« Ce célèbre ouvrage fixa l’interprétation libérale de la Révolution française en dissociant 1789, pour la première fois crânement réhabilité, de 1793 » (Yvert, Politique libérale, n°24).

Précieux exemplaire en reliure de l’époque provenant de la « Bibliothèque du Château de Louppy », propriété de la famille de Custine de Wiltz.

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Auteur

STAËL