SCARRON, Paul (1610-1660). Le Roman Comique, par Scarron, édition ornée de Figures dessinées par Le Barbier et gravées sous sa direction.

Prix : 11.000,00 

Le célèbre exemplaire « Rich. Lion » et « Lord Carnarvon » cité par Cohen imprimé sur grand papier vélin avec les figures avant la lettre et la totalité des eaux-fortes.
Cohen mentionne une valeur de 80 F à 100 F Or pour les exemplaires ordinaires et ajoute : « Un bel exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin rouge par Cuzin et contenant également les figures avant la lettre et les eaux-fortes, 1 300 fr., vente Rich. Lion (n° 232) ; puis sur grand papier vélin, contient les eaux-fortes et les avant-lettre, qui sont dans celui de Lord Carnarvon (n° 50), en maroquin rouge doublé de maroquin rouge par Cuzin, offert à 1 500 fr. au Bull. Morgand II, 6 (1908), n° 631 ».

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De l’imprimerie de Didot jeune, à Paris, chez Janet et chez Hubert, an IV (1796).

Tome I : VII-277 pp., plus 1 portrait et 6 figures en double état.

Tome II : VIII-252 pp., plus 6 figures en double état.

Tome III : XIII-196 pp., plus 3 figures en double état.

En tout 1 portrait par Lemire et 15 figures de Le Barbier gravées par Baquoy, Dambrun, Duclos, Hubert, Patas, Petit, Romanet et Simonet.

« Il existe des exemplaires sur papier vélin avec les figures avant la lettre. Quelquefois la collection des eaux-fortes s’y trouve jointe ». (Cohen)

3 volumes grand in-8, plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement ornés à la rose dorée, filets or sur les coupes, doublures de maroquin rouge à dentelle droite, tranches dorées. Reliure en maroquin doublé de maroquin signé « Cuzin » vers 1875.

242 x 155 mm.

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Le célèbre exemplaire Rich. Lion et Lord Carnarvon cité par Cohen imprimé sur grand papier vélin avec les figures avant la lettre et la totalité des eaux-fortes. Cohen mentionne une valeur de 80 F. à 100 F. Or pour les exemplaires ordinaires et ajoute : « Un bel exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin rouge par Cuzin et contenant également les figures avant la lettre et les eaux-fortes, 1 300 fr., vente Rich. Lion (n° 232) ; puis sur grand papier vélin, contient les eaux-fortes et les avant-lettre, qui sont dans celui de Lord Carnarvon (n° 50), en maroquin rouge doublé de maroquin rouge par Cuzin, offert à 1 500 fr. au Bull. Morgand II, 6 (1908), n° 631 ».

Encombrée d’un hétéroclite et volumineux bagage, une charrette fait un soir son entrée au Mans et s’arrête devant le tripot de la Biche. Elle est occupée par une femme, un jeune homme déguenillé et un vieillard, respectivement nommés la Caverne, le Destin et la Rancune. Tous trois font partie d’une troupe de comédiens, dont le reste est retenu ailleurs par suite d’une rixe. Afin d’être hébergés gratuitement, les arrivants proposent de donner un échantillon de leur répertoire pour le plaisir de l’hôtellerie. Ils endossent la défroque de clients de passage et un pugilat général se déclenche au retour de ceux-ci. La Rapinière, lieutenant de Prévôt, qui a pris part au combat, emmène les comédiens loger chez lui. Peu après survient le reste de la troupe. Complète alors, elle se compose de : Destin, la Rancune, l’Olive, Mlle de l’Etoile, la Caverne, sa fille Angélique, Roquebrune, poète-auteur et metteur en scène : plus quelques valets doublés d’apprentis acteurs. Autour de Mlle de l’Etoile se réunissent bientôt les élégants de la ville, notamment un certain Ragotin qui devient le souffre-douleur de la compagnie et auquel surviennent les plus malséantes aventures. Au milieu de ces avatars vient s’intercaler l’histoire de Destin et de Mlle l’Etoile, véritable mélodrame aux rebondissantes complications. Après l’enlèvement d’Angélique, que suit celui de l’Etoile, tout s’arrange plus ou moins : ainsi se termine l’œuvre, brusquement interrompue.

Scarron possède au plus haut point le don d’animer ses personnages et de mettre en lumière les traits saisissants de leur caractère. Tous, même les comparses, sont doués d’une vitalité singulière.

Appartenant à des milieux divers, ils se côtoient et se mélangent de la façon la plus divertissante. Tout cela, répétons-le, est rapporté dans une langue hautement savoureuse, aisée, directe, farcie de boutades et que vient tempérer parfois la plus exquise émotion. Certaines figures spécialement poussées se détachent avec un relief saisissant.

Mais l’aspect le plus moderne du Roman comique est sans doute à chercher dans l’utilisation du paratexte (écart entre les titres des chapitres et leurs contenus, incipit parodiques, préfaces ironiques) et dans les multiples et facétieuses intrusions de l’auteur par lesquelles s’engage le dialogue avec le lecteur. Pour le plus grand plaisir de celui-ci, qui, interpellé pris à témoin, séduit, moqué, sollicité de suppléer à la paresse de l’écrivain, bénéficie ainsi du privilège rare de visiter ce mort vivant dans le monument qu’il s’est bâti pour que l’éternité le retrouve vif et délié, tel qu’il était avant d’être atteint de paralysie.

L’œuvre est ornée de 15 belles figures de Le Barbier (1738-1826).

Après avoir commencé ses études à Rouen il se forme dans l’école de dessin de Descamps. Arrivé à Paris en 1757, il entre dans l’atelier de Lebas, puis dans celui de Jean-Baptiste-Marie Pierre. Élève de l’Académie royale de peinture, il n’obtient pas le prix de Rome mais séjourne à ses frais en Italie entre 1767 et 1769 d’où il rapporte de nombreux dessins de paysages. À partir de 1776, il se rend plusieurs années en Suisse. Agréé à l’Académie le 20 juillet 1780, il expose régulièrement au Salon, principalement des scènes de l’histoire antique et moderne. Académicien en 1785 et membre de l’Institut en 1816. Il obtint une première médaille en 1808. Ce fut un ardent propagandiste de Vien et de David. Il a fait des illustrations pour les œuvres d’Ovide, de Racine, Rousseau, Dellile II meurt à Paris en 1826.

Ref : E. Benezit, t. 6, p.501, Ed. 1976).

Superbe exemplaire, l’un des plus précieux décrit par Cohen.

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Informations complémentaires

Auteur

SCARRON, Paul (1610-1660).

Éditeur

De l’imprimerie de Didot jeune, à Paris, chez Janet et chez Hubert, an IV (1796).